Le coronavirus survit des heures dans l'air et des jours sur l'acier

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Le nouveau coronavirus continue de faire ravage dans le monde et défie au quotidien les efforts des acteurs du système sanitaire du monde entier.

Il a été prouvé que ce virus est capable de survivre durant des heures loin du corps humain, dans l'air et même sur différentes surfaces. Ce sont les conclusions d'une étude rendues public le mardi dernier.

Le nouveau coronavirus mis à nu

Les recherches continuent sur plusieurs plans dans le monde pour stopper la pandémie du nouveau coronavirus. Le gouvernement américain a décidé de financer une étude afin de mieux comprendre la survie du virus responsable de la pandémie Covid-19. Les chercheurs sollicités ont réussi à démontrer que ce virus possède un niveau de viabilité en dehors du corps humain et à l'air libre très élevé.

Il est semblable au coronavirus auteur du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Les conclusions de l'étude ont été rendues publiques dans le NEJM (New England Journal of Medicine). Les recherches ont été réalisées par le soin des scientifiques près des Centres de contrôles et de prévention des maladies situés à l'Université de Californie à Los Angeles ainsi que de Princeton.

Durée de vie du Coronavirus

Les durées de vie du Coronavirus

Ils sont partis des expériences qui ont prouvé que le nouveau virus reste détectable sur des surfaces en acier inoxydable et en plastique pendant 2 voire 3 jours et sur le carton jusqu'à vingt-quatre heures. A l'aide d'un nébulisateur les chercheurs ont diffusé dans l'air ambiant le virus. Ils ont observé sous la forme d'aérosol des traces du virus trois heures après.

L'utilité de l'étude sur la survie probable du Covid-19

Les cas de contaminations et de décès ne cessent d'augmenter un peu partout dans le monde. Il est nécessaire de limiter la propagation du coronavirus en sachant avec précision son système de survie. Les conclusions de l'étude ont d'ailleurs clairement souligné que la hausse des cas de contaminations ainsi que de décès est bien loin de celle du SRAS au cours des années 2002 et 2003.

Ceci en raison de ce que le virus se transmet très facilement d'un porteur sain (asymptomatique) à un autre. Le virus peut survivre des heures durant dans l'air, sur des matières plastiques, cartonnées et même en acier. Environs 230'000 personnes ont contracté le nouveau coronavirus dans le monde. Le pilier de l'étude Neeltje van Doremalen a affirmé que l'étude n'a pas permis de conclure qu'il pourrait avoir une quelconque transmission par l'air du virus.

Par ailleurs, si ce mode de transmission était avéré, cela ne serait tout de même pas à l'origine de l'ampleur de la pandémie. En effet, le SARS-CoV-1 survivait à peu près aussi longtemps et aux mêmes endroits que le SARS-CoV-2. « Nos résultats indiquent qu'il est peu probable que la plus grande transmissibilité observée pour le SARS-CoV-2 soit due à une plus grande viabilité environnementale de ce virus par rapport au SARS-CoV-1 » détaillent les chercheurs.

Des résultats critiqués et battus en brèche

Les conditions de réalisation de l'étude ainsi que les résultats obtenus ont été vivement critiqués par d'autres chercheurs. Certains experts ont jugé que l'usage d'un nébulisateur ne peut simuler la toux ni les éternuements provenant d'un malade.

Il existe de grands risques de hausse artificielle de l'ampleur de la contamination par la voie aérienne. Les micro-gouttelettes provenant d'un malade ne pourraient contenir un virus viable pendant des heures. Il a été souligné également que la survie ne signifie point la contagiosité.

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