Jonathann Daval : un nouveau coup de théâtre dans l’affaire

Jonathann Daval : un nouveau coup de théâtre dans l’affaire
Nouveau rebondissement dans l’Affaire Jonathann Daval alors qu’il doit être jugé d’ici quelques mois en 2020. C’est sans doute l’une des affaires criminelles les plus médiatisées de l’année 2019.

Tout a commencé en octobre 2017 dans la commune de Grau-la-Ville (Haute-Saône), quand la femme de Jonathann Daval, Alexia Daval, est retrouvée calcinée. Très vite, après les enquêtes de la gendarmerie, Jonathann est considéré comme le suspect numéro 1. Placé en garde à vue, il confesse avoir tué sa compagne de façon accidentelle. Quelques jours plus tard, il revient sur ses aveux en accusant son beau-père, puis il avoue à nouveau son geste criminel.

Coup de théâtre dans l’affaire Jonathann Daval

Deux années plus tard, un nouveau coup de théâtre dans l’affaire, les parents d’Alexia Daval ont révélé aux médias leur décision de ne plus s’approprier les services de leur avocat. Selon leur dire, les parents d’Alexia avaient des problèmes de communication avec leur avocat Me Jean-Marc Florand qui défendait bien évidemment la jeune femme depuis 2017.

L’avocat est alors substitué par Me Gilles-Jean Portejoie qui n’est autre que l’avocat de la sœur d’Alexia et de son beau-frère.  Ce dernier a d’ailleurs donné plus de précision sur la chaine BFMTV sur ce changement soudain d’avocat. Il explique que l’avocat s’était permis de manifester ses propres opinions pour contester ses clients sans l’entente de ces derniers et sans prévention.

En effet, le beau-frère affirme également que Jean-Marc Florand n’était pas convaincu sur les arguments de Gilles-Jean Portejoie comme quoi Jonathan aurait mis terme à la vie de sa compagne en l’empoissonnant de façon progressive. Beaucoup se demandent alors si ce changement d’avocat n’aura pas d’impact sur le procès qui se tiendra d’ici peu.

Jonathann Daval aurait-il empoisonné sa compagne

Il a été prouvé par analyse toxicologique que des traces de molécules suspectes se trouvaient dans le corps de la défunte Alexia. Le quotidien Le Parisien a d’ailleurs publié cette annonce et affirme que l’analyse toxicologique a révélé la présence de trois molécules dangereuses à savoir du tramadol, du tétrazépam et du zolpidem. Ces molécules sont respectivement un antalgique opiacé, un décontractant musculaire et un somnifère.

Toujours selon les médecins légistes, ces molécules étaient prises par Alexia de façon régulière pendant à peu près un an. Quelques mois avant sa mort, la quantité de la dose augmentait de façon considérable. Une consommation contradictoire du fait qu’Alexia, fertile, suivait des traitements hormonaux pour espérer devenir mère un jour. En effet, ces molécules étaient loin de favoriser la grossesse.

Pour ceux qui connaissent bien Alexia, elle ferait tout pour tomber enceinte et qu’il est absurde de penser une seule seconde qu’elle aurait pris ses médicaments de son plein gré. Rapidement, les parents d’Alexia ont fait appel à la magistrate pour se pencher sérieusement sur l’hypothèse d’un empoisonnement progressive.  Le doute s’installe alors chez les enquêteurs et la famille de la victime, et si Jonathann Daval a prémédité son crime depuis plusieurs années ?

Alexia se plaignait de maux étranges à ses médecins

Les maux étranges d’Alexia dataient de 2016 comme l’affirment ses médecins. Elle se plaignait souvent qu’elle avait un drôle de goût métallique dans la bouche suivi parfois d’absence. Or, lors de la fouille du domicile du couple Jonathann et Alexia Daval, les enquêteurs ont découvert du zopiclone, connu pour ses effets secondaires se caractérisant par un goût amer et métallique.

Très impliquée dans la recherche de preuve, la famille d’Alexia demande à revoir les relevés bancaires du couple pour vérifier s’il n’y a pas de traces d’achats de ces médicaments commandés sur le net. Ce serait une preuve irréfutable sur les intentions malsaines de Jonathann. 

L’avocat du suspect, Me Randall Scwerdorffer, réfute catégoriquement toute hypothèse d’empoisonnement et que Jonathann n’a jamais prémédité son meurtre accidentel. Il a appuyé sa thèse en affirmant que son client n’a jamais été soupçonné devant la justice pour une histoire d’empoisonnement.

Aujourd’hui, l’accusé a reconnu avoir tué sa femme par étranglement avant de bruler son corps. Il se trouve alors derrière les barreaux pour « meurtre sur conjoint ».

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